Début d’année

On commence l’année avec une surprise, dur, dur de tenir sa langue!
Nous envisageons un grand évènement sur Caen fin janvier/début février autour de la question suivante: Une école pour tous?
Nous travaillons de manière collaborative avec la communauté Ouishare de Caen. Nous vous en dirons plus dès lors que nous aurons finalisé le programme.
Ce qui est sûr c’est qu’il y aura du bon manger et de l’Intelligence Collective en action!

“Une société sans école”

Un extrait du livre de Ivan Illich, “Une société sans école” à propos du travail du brésilien Paulo Freire :

Je connais un homme qui a vécu cette peur, cette réprobation de la société face à des possibilités nouvelles d’éducation ; je veux parler de l’enseignant brésilien Paulo Freire. Il s’est aperçu qu’il suffisait d’une quarantaine d’heures pour que la plupart des adultes analphabètes commencent de savoir lire et écrire, à condition que les mots qu’ils déchiffrent en premier aient pour eux une résonance profonde, c’est-à-dire qu’ils les fassent réfléchir sur les problèmes de leur vie immédiate (constatons également que ces mots expriment le plus souvent une réalité politique). Avec son équipe, Freire arrive dans un village, et ils s’efforcent d’abord de découvrir les paroles qui reviennent sans cesse ; il peut s’agir, par exemple, de l’accès à un puits ou des intérêts composés des dettes dues au patron. Freire organise ensuite des réunions le soir où l’on parle de ces mots clefs, où il les fait apparaître sur le tableau noir, et chacun commence de s’apercevoir que le vocable ne résonne plus, mais qu’il est encore là présent devant eux, comme si les lettres permettaient de saisir la réalité et de la faire apparaître en tant que problème qu’il convient de résoudre. J’ai assisté moi-même à de telles séances, au cours desquelles on sent se préciser chez les participants une conscience sociale qui les pousse à une action politique, en même temps qu’ils apprennent à lire. C’est comme s’ils prenaient la réalité en charge à mesure qu’ils la déchiffrent et l’écrivent.

Le projet d’école avance bien

Un petit point sur le financement participatif qui finira lundi !
– Nous y sommes presque, plus que trois jours avant la fin !
– Nous avons de quoi commencer les travaux avant de recevoir l’argent de l’emprunt… MERCI 😍 😍 😍
– Pour l’instant il nous permet de payer le diagnostique accessibilité et de modifier les accès pour les fauteuils roulants.

Alors, pour l’instant on range mais la semaine prochaine on attaque le ciment ! (des accès avec moins de 6° d’inclinaison SVP)

Immersion à Quimper

En novembre, Aminata avait pu visiter l’école le Point D’O de Tours.

En décembre c’était le tour de Juan Felipe. Il a débuté une immersion de deux semaines à l’Ecole Carré Libre de Quimper (il y retourne fin janvier). Le fait de côtoyer l’incroyable diversité de membres, la liberté de parole et la bonne entente entre les membres de tous âges, lui a redonné plein d’enthousiasme.

Cette visite nous a permis aussi d’avancer notre réflexion sur la diversité des membres, l’handicap, la différence… nos intuitions se confirment, nous voulons être une école ouverte à tous et toutes, rappelez-vous que la seule exclusion n’est pas économique.

C’était important pour nous aussi, de voir le fonctionnement d’une école démocratique qui réussi le pari de proposer des mensualités de 150€, nous avions rencontré deux des fondatrices à Paris et leur projet nous avait beaucoup plu.

Leur page facebook : https://www.facebook.com/lecarrelibre/

La créativité

Bienvenu.e.s en vacances pour certain.e.s, bon week-end pour les autres et bon courage pour les braves.

Nous vous proposons une petite vidéo pour changer des films de Noël: du suspens, de l’action ET de l’imagination!

Le positionnement de l’adulte

Vous dites “C’est épuisant de s’occuper des enfants”
Vous avez raison.
Vous ajoutez “Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser.”
Là, vous vous trompez.
Ce n’est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d’être obligé de nous élever jusqu’à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.”

Janusz KORCZAK, prologue de Quand je redeviendrai petit